« C'est la galère » : face à la sécheresse et aux terrains grillés, quelle solution pour les footballeurs locaux ?
- legatinaissports
- il y a 18 heures
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Conséquence des grosses chaleurs qui ont sévi ces dernières semaines en France, les terrains de football amateur souffrent cruellement. Face à la sécheresse, les restrictions d'eau se sont multipliées dans le Loiret. Résultat des courses : l'état de plusieurs terrains s'est brutalement dégradé. Désormais, l'inquiétude grandit au sein de certains clubs, à quelques semaines de la reprise des championnats. « C'est une vraie galère » s'inquiètent les footballeurs amateurs locaux.
Par Lyes Baloul
.C'est la panique chez les footballeurs amateurs du Gâtinais. Du côté du stade de Platteville, à Villemandeur, le décor est épouvantable. Soumis à un arrêté préfectoral, les agents de cette commune n'ont pas eu l'autorisation d'arroser les pelouses. La sécheresse est là. Partout. Ou presque. Parce que d'autres terrains de l'Est du département n'affichent pas le même constat. « Notre commune est placée en rouge. Nous n'avons pas le droit à l'arrosage. Nous reprenons dès que nous passerons en vigilance orange », explique Fanny Gannat, le maire de Villemandeur. À Cepoy (vigilance restriction d'eau orange), le terrain de football se trouve « dans un état correct. Nous pouvons l'utiliser sans difficulté », assure René Grandjean, le président de l'US Cepoy-Corquilleroy, club qui recevra Sully, dimanche 22 août, lors du premier tour de la Coupe de France (15 heures). Du côté de Montcresson, l'état des lieux est affligeant. L'herbe est totalement grillée... Jaune comme de la paille. La terre dure. Difficilement praticable. Ce n'est pas le cas du côté de Nancray/Chambon/Nibelle. « Les terrains de Nancray et de Nibelle sont à ma grande surprise corrects voire bons », estime Morad El Archi, l'entraîneur nancréen. À Courtenay, les terrains accusent le coup. « Ils sont grillés faute d'arrosage », déplore Stéphane Bouleau, membre de l'Avenir de Courtenay. Au FC Vallée de l'Ouanne, les terrains sont relativement jouables, notamment du côté de Château-Renard et de Chuelles.
« Vivement les terrain synthétiques »
Laurent Mouton, le co-président du FC Mandorais, en est formel. « Malheureusement, à part la météo, on ne peut s'en prendre à personne », glisse-t-il. Lequel reste persuadé que « le club de football de Villemandeur paie les dix années de retard... On voulait un terrain synthétique. Il n'y en a jamais eu ». La nouvelle municipalité a lancé un projet de réalisation d'un terrain synthétique. Cet équipement devrait être prêt en 2028. « Cela ne règlera pas toutes nos difficultés, mais ça va certainement nous aider », juge Laurent Mouton. En attendant, le FC Mandorais, 320 licenciés, s'active pour trouver des solutions de rechange. « Vu l'état de nos terrains, nous avons demandé à la mairie de Vimory de nous prêter son terrain. La municipalité a répondu favorablement. Nous pouvons bénéficier de créneaux d'entrainement sur ce terrain, voire quelques matches chez les jeunes. Nous avons également sollicité la mairie de Chevillon-sur-Huillard. Nous attendons une réponse », éclaire Laurent Mouton. Les Mandorais devront accueillir l'ES Ville-aux-Dames, le 6 septembre lors de l'ouverture du championnat de Régional 3. « Si le terrain n'évolue pas dans le bon sens, nous demanderons probablement d'inverser le match. À voir... », conclut Laurent Mouton



